Le musée est ouvert du mercredi au dimanche.

Une émancipation progressive des femmes surréalistes

En devenant mécène de l'exposition "Le surréalisme au féminin", votre don permet de mettre en lumière l'impact des artistes femmes sur le surréalisme et également d'associer l'image de votre entreprise à leur travail engagé.

Mouvement provocateur et dynamique, le Surréalisme déclencha au XXe siècle un renouvellement esthétique et éthique, une résistance aux normes de tous ordres, engendrant des écritures et des formes au service de la liberté. Mouvement d’autant plus libérateur qu’il intégra les questions soulevées à la fin du XIXe siècle par la psychanalyse, l’exploration de l’inconscient mais aussi de la sexualité.

Pourtant, les fondateurs du mouvement, André Breton en tête, réservèrent un sort contrasté aux femmes : elles étaient idéalisées mais désirées comme « objets dominés », leur imagination était glorifiée mais leur statut d’artiste ne leur était pas toujours reconnu. Leurs talents étaient minimisés puisqu’elles étaient souvent réduites à un rôle de modèles, leur corps étant ainsi fétichisé et passif.

Notre projet d’exposition : Le Surréalisme au Féminin : révolte et créativité de Frida Kahlo à Dorothea Tanning

Le Cadre, Frida Kahlo, 1938

Le Cadre, Frida Kahlo, 1938

L’exposition décrira donc les degrés et formes d’adhésion de ces dernières au mouvement surréaliste, leur affranchissement du joug masculin et la création d’un surréalisme qui leur est propre.

Frida Kahlo, grande figure de la peinture mexicaine, influença largement les peintres surréalistes après la Première Guerre Mondiale.

Elle rencontre André Breton, chef de file du surréalisme, à Mexico en 1938 et participe à des expositions surréalistes collectives au Mexique et à l’international. Toutefois, elle ne se considérait pas comme une peintre surréaliste.

Ses œuvres, très personnelles et autobiographiques, sont une catharsis libératrice que les surréalistes auraient associée à une « écriture automatique ».

La peinture de Leonora Carrington met en image ses souvenirs d’enfance. Elle peint des créatures réelles ou imaginaires qui lui rappellent sa campagne natale où elle a grandi auprès des animaux, en s’abreuvant de récits légendaires et de contes. Le souvenir, part importante de l’inconscient, est un sujet prisé des artistes surréalistes. En se créant un bestiaire imaginaire, Leonora Carrington connaît les mêmes réflexions que d’autres femmes artistes surréalistes, qui s’intéressent à l’énergie primordiale de l’animalité

Leonora Carrington, Self Portrait, 1936-1938, Met Museum

Pour soutenir le projet